LA PETITE NATURE MORTE   



 

La Petite Nature Morte

 

 

 

 

 

 

 

Une aubergine, une tomate, un citron et deux carottes qui sont casés dans un équilibre tout réussi et serein

dans un tout petit format "paysage".

J'ai toujours beaucoup aimé cette nature morte de Valérie Selzer, avec qui je vécus durant vingt ans

et que je connais depuis plus de trente ans...

 

Si il y a une peinture que j'aurais toute ma vie regretté de voir partir je ne sais où et chez qui,

c'est bien celle-ci - toute simple et si réussie.

Dans la peinture de Valérie demeure cette faculté de peindre sans complexité aucune,

tout simplement tout comme on se balade dans un paysage que l'on aime bien, par une journée

qui s'écoule sans heurts ni prétentions. Les soucis ont les sent comme évacués lorsqu'il s'agit de

peindre. Un refuge tout personnel dans la jungle des sentiments qui nous anime et nous pertube

aussi au contact de l'Autre. La peinture, c'est cela aussi, il me semble avant tout le reste, une sorte

de rendez-vous avec soi-même, grâce à la lumière et au dessin, aux  couleurs et aux objets. Cette

peinture que l'on ne peut faire qu'avec la réunion de bonnes conditions et sans espoirs mercantiles...

Cette nature morte, je ne saurai pas vraiment l'exprimer, mais résume pour moi tout ce que j'aime

bien lorsqu'il s'agit de peindre à son tour, un rendez-vous avec soi-même, quelque part dans ce monde

mais loin de ses contradictions, un accord y naît tout communément par la simple réalisation de

cette adéquation que l'on vit alors entre le fait, l'être et le geste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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