LE SUPPRESSIONNISME   



 

 

 

 

1980

DETAIL DE LA GARGAPHIE

 

Je comprends la peinture comme un organe physique. Je ne peux m’en défaire. Je m’en excuserais presque,

tellement il me semble délicat et peu aisé de s’affirmer comme étant peintre ou de s’attribuer la faculté de peindre.

Or, j’ai appris à avoir confiance en ce que je fais avec sincérité.

Je n’ai pas de prétention esthétique, je n’ai que des intentions. Ma peinture est très peu sérielle ou thématique.

Chaque toile reste une aventure sans cesse renouvelée. Ne pas se répéter, rester libre de choisir, de décider,

indépendamment des anciens et des nouveaux préjugés. C’est pour cette raison, que je reste très attaché au fait

de connaître le passé artistique d’une société et à la suppression de cette même connaissance. Car par ce biais,

l’artiste peut éviter de recréer et de réfuter les énoncés antérieurs de l’art. Il évite aussi de commencer son

travail là où d’autres ont arrêté le leur. Mon idée est simple ; c’est d’avoir cette connaissance du passé pour mieux ne pas s’en servir.

Et j’appelle cela le SUPPRESSIONNISME.

Puisque ce qui est passé n’est plus et que chaque individu reste unique et que ce qu’il a fait lui appartient en propre.

La sincérité me semble l’essentiel. Ne rien déguiser, ne pas jouer, ni avec les idées ni avec les sentiments.

J’aimerais avec mon travail, atteindre une harmonie entre une peinture rétinienne et une autre plus « cosa-mentale »…

La peinture est affaire de cœur et d’esprit, de goût et de sentiments. »

1980

 

                

              La Jeune Fille qui s'exhibe Doucement, 1980

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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