LES TRAINS DE MONET NE CONDUISENT QU'EN BANLIEUE   



                                      

 "Les trains de Monet ne conduisent qu'en banlieue"

                                             Livre de Jacques Gagliardi

                                 paru en mai 1987 aux Presses

                                      Universitaires de France,

                                           dans la Collection

                                        Perspectives critiques.

   Réduite par les media à un phénomène banalisé de notre sous-culture, gérée selon les méthodes du "show-biz",

la peinture a-t-elle son avenir derrière elle? Vivons-nous la fin d'une aventure intellectuelle et esthétique de sept siècles?

  Il n'y a pourtant jamais eu autant à connaître et à aimer. Combien d'oeuvres dispersées, négligées, mutilées,

dont les auteurs ne souspçonnaient pas qu'elles leur survivraient!

  Des rétables à fond d'or au grand bazar de la modernité, des thèmes universels à l'acte de peindre comme sujet, de la quête

 du visible à la peinture de l'imprévisible, règne l'ambiguïté d'un art où les valeurs dites humaines tantôt exaltent, tantôt masquent

l'action des formes. Que celui qui a l'oeil, voie!

 

   Extraits: - " On peut admirer ce qu'un tableau a de "vrai", mais que l'un soit plus "vrai" que l'autre, peu importe! Il existe autant de réalismes

que de peintres et d'autres critères pour apprécier leur production. Même quand une oeuvre d'art se réclame du réalisme, elle ne vaut que par

ce qui l'en sépare. Il y a deux vérités: la vérité de la nature et la vérité de l'art. Lancé à la poursuite d'une vérité objective, le peintre risque vite

de se perdre dans les détails. Quelle que soit son habilité - en l'occurence, la seule qualité qu'on escompte de lui - , son oeuvre n'aboutit qu'à

une sèche compilation, oscillant entre l'anecdotique et l'accessoire. Par contre, toute vraie peinture implique un acte de transformation,

 accompagné de sacrifices: une transfiguration personnelle de la réalité où l'artiste exprime sa vérité." - pages 120/121.

 

  " La peinture esst une auberge espagnole: chacun y apporte ses appétits. Celui qui entre sans son bagage de rêves (et sans coup d'oeil), ne trouvera,

dans le meilleur des cas, que de quoi s'asseoir. A moins que l'euphorie propre aux mouvements de foule ne le soulève.

L'art, aujourd'hui, provoque des ruées comme l'approche de Noël dans les grands magasins. Toute l'ambiguïté de la peinture réside

dans le décalage entre l'artiste et le... consommateur."

 

                          " Nous voyons seulement ce que nous regardons, mais nous regardons seulement ce que nous pouvons voir." - Panofsky -

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


© 2009